Le Tube, conçu par l’entreprise française Griffon 1950, propose une réponse ciblée à certaines contraintes d’aménagement des toilettes : son réservoir peut être placé dans l’axe de la cuvette, à gauche, à droite ou pivoté. Cette dissociation entre la cuvette et le volume du réservoir ne transforme pas à elle seule une installation sanitaire, mais elle introduit davantage de latitude lorsque l’espace derrière les WC est gêné par un angle, une fenêtre ou une configuration irrégulière.
Fabriqué en France, cet équipement se distingue aussi par son format vertical. Selon la présentation de NeozOne consacrée au réservoir Le Tube, il mesure 152 mm de largeur et de profondeur pour 902 mm de hauteur. Ces dimensions donnent au réservoir une présence visible dans la pièce, là où les installations suspendues cherchent habituellement à dissimuler leurs composants dans une cloison.
Un réservoir positionnable sans changer de cuvette
Le principe du Tube repose sur une implantation modulable du réservoir. Le raccordement peut être réalisé avec un tube en PVC de 40 mm fourni avec l’équipement. Le dispositif est annoncé comme compatible avec une cuvette classique aussi bien qu’avec une cuvette suspendue.
Dans un projet de rénovation, cette caractéristique doit être lue comme une possibilité de composition autour de la cuvette existante ou choisie, non comme la promesse d’un déplacement sans contrainte de l’ensemble des équipements. Les arrivées et évacuations d’eau, les fixations ainsi que les dimensions disponibles restent propres à chaque chantier. L’intérêt du produit se situe donc dans le traitement du réservoir, un élément souvent imposé derrière la cuvette dans les configurations conventionnelles.

Cette approche rejoint les questions abordées par le design des objets du quotidien : un élément technique peut rester apparent et participer à l’organisation visuelle d’un espace, plutôt que d’être seulement caché ou standardisé.
Une chasse interrompable, à utiliser selon le besoin
Le Tube comprend un réservoir de 6 litres et une touche de chasse interrompable. L’utilisateur peut donc arrêter l’écoulement lorsqu’il l’estime nécessaire. La fonction donne un contrôle direct sur la durée de la chasse, sans établir à l’avance une quantité identique pour chaque usage.
Griffon 1950 revendique jusqu’à 50 % de réduction de consommation d’eau pour ses systèmes. Cette donnée relève d’une revendication de l’entreprise et ne permet pas de déterminer l’économie effective pour chaque logement ou chaque utilisateur. En pratique, le résultat dépendra notamment de l’usage de la commande et des caractéristiques de l’installation.

La maîtrise de l’eau est ici associée à une interaction simple, visible et manuelle. Elle ne dispense pas d’examiner les besoins du foyer ni les conditions de pose, mais elle ajoute une option de réglage à un équipement habituellement peu questionné dans l’aménagement intérieur.
Faire du réservoir un élément de la composition intérieure
Le choix formel est assumé : Le Tube ne cherche pas à reproduire l’apparence d’un réservoir standard. Il est proposé dans plusieurs coloris et Concept Bain mentionne dix finitions disponibles. Son habillage apparent permet ainsi de coordonner le réservoir avec les teintes, les revêtements ou les accessoires de la pièce, tout en conservant sa fonction première.
Le positionnement tarifaire confirme qu’il s’adresse à des projets où la configuration, le design et la fabrication française comptent dans l’arbitrage. Le réservoir seul est affiché à 699,60 euros. Les versions complètes à poser et suspendue sont indiquées respectivement à 1 078,80 euros et 1 354,80 euros. La fiche de présentation de Concept Bain souligne également la possibilité d’installer le réservoir dans différentes positions et l’existence de dix finitions.
Pour les lecteurs confrontés à une petite pièce ou à une géométrie difficile, Le Tube apporte donc une option distincte : traiter le réservoir comme un volume installable et visible. Son intérêt dépend moins d’une promesse universelle que de l’adéquation entre ses possibilités de positionnement, le budget du projet et les contraintes techniques réellement observées sur place.

