Design

À Paris, la Galerie Andrée Putman articule rééditions et jeune création

Inaugurée en janvier 2026 dans le 7e arrondissement, la Galerie Andrée Putman réunit mobilier réédité, archives et collaborations historiques. En septembre, un prix distinguera un diplômé de l’École Camondo.

À Paris, la Galerie Andrée Putman articule rééditions et jeune création
A striking red-themed room featuring modern art pieces and furniture, creating a bold visual impact. Cette photographie accompagne l’article « À Paris, la Galerie Andrée Putman articule rééditions et jeune création ».

À Paris, la Galerie Andrée Putman fait de la réédition un point d’entrée vers un héritage de création plus vaste. Inauguré en janvier 2026 par Aurélie Laure et Olivia Putman, cet espace du 9 bis avenue de Saxe, dans le 7e arrondissement, rassemble du mobilier dessiné par Andrée Putman, des archives et des collaborations avec plusieurs maisons. En septembre 2026, le lieu accueillera aussi le Prix Andrée Putman de la Jeune Création, destiné à l’un des diplômés de la promotion 2026 de l’École Camondo.

En bref

  • La Galerie Andrée Putman est installée au 9 bis avenue de Saxe, dans le 7e arrondissement de Paris.
  • Inaugurée en janvier 2026, elle présente des rééditions de mobilier, des archives et des collaborations historiques.
  • Le Prix Andrée Putman de la Jeune Création sera attribué en septembre 2026 à un diplômé de la promotion 2026 de l’École Camondo.
  • Le lauréat bénéficiera d’une exposition dans la galerie parisienne pendant la Paris Design Week.

Cette double orientation, patrimoniale et tournée vers la relève, place la galerie au croisement de la mémoire du studio et des enjeux de transmission qui traversent le design. Il ne s’agit pas seulement de présenter des objets connus, mais de donner à voir les liens entre mobilier, architecture intérieure, dessin et savoir-faire.

Un espace parisien consacré au mobilier et aux archives

La galerie est implantée dans une ancienne école réhabilitée dans les années 1970, à proximité du studio de création. Selon Intramuros, elle a été pensée comme un lieu de présentation des collections du studio et de son héritage. Son accrochage associe des rééditions de mobilier à un ensemble d’archives constitué d’objets issus de collaborations antérieures, de dessins, de documents photographiques et d’œuvres iconographiques.

Parmi les pièces citées figurent les tables Trois Carats et Éclipse, ainsi que la méridienne Midi suspendue. La scénographie comprend également les chaises À Bras ouvert et Assis sur un Nuage, la console Trois Regards et le bureau Confidence. Ces pièces permettent de lire une œuvre par ses usages domestiques autant que par ses lignes, dans un cadre où le mobilier est mis en relation avec les documents qui en éclairent le parcours.

Close-up of detailed technical drawings on neatly arranged white paper sheets, highlighting design concepts.
Illustration de la relation entre archives de conception et pièces de mobilier. Source: Pexels. Attribution: Anete Lusina. Licence: Pexels License.

Les collaborations historiques d’Andrée Putman avec Christofle et Lalique sont elles aussi présentes. Leur intégration rappelle que le travail du studio ne se limitait pas à une catégorie d’objets. Il a circulé entre aménagement intérieur, mobilier et création pour des maisons partenaires, sans dissocier la cohérence d’un espace de celle de ses équipements.

Des rééditions qui réactivent un vocabulaire de formes

La réédition pose une question concrète au design contemporain : comment remettre une pièce en circulation sans la réduire à un signe de reconnaissance ou à une image d’époque ? À la Galerie Andrée Putman, les tables, sièges et éléments de mobilier sont montrés aux côtés de matériaux documentaires. Cette proximité donne un contexte aux objets et souligne que leur présence actuelle procède d’un travail de conservation autant que de fabrication.

La sélection présentée lors de la Paris Design Week inclut notamment la réédition du canapé Crescent Moon et un guéridon Bouton d’Or dans une édition Collector. Elle fait également place aux tables basses Trois Carats et Demi et Éclipse, à la méridienne Midi Suspendu, aux chaises À Bras ouvert et Assis sur un Nuage, à la console Trois Regards et au bureau Confidence, comme le détaille la présentation de l’ouverture de la galerie pendant la Paris Design Week.

Explore captivating photographs displayed at a contemporary art gallery exhibit.
Illustration d’une présentation de création contemporaine en galerie. Source: Pexels. Attribution: Matheus Bertelli. Licence: Pexels License.

Dans ce contexte, l’archive ne constitue pas un simple arrière-plan. Elle apporte des repères sur les projets, les collaborations et les partis pris qui ont accompagné ces pièces. Le dialogue entre les rééditions et cette documentation permet de considérer le mobilier comme le résultat d’une pratique de conception inscrite dans des lieux, des commandes et des usages.

Un prix lié à la promotion 2026 de l’École Camondo

La dimension prospective du programme prend forme avec le Prix Andrée Putman de la Jeune Création. Il sera remis en septembre 2026 à l’un des diplômés de la promotion 2026 de l’École Camondo. Son périmètre est donc précisément rattaché à cette promotion, et non à un appel ouvert à l’ensemble des jeunes créateurs.

Le lauréat bénéficiera d’une exposition au sein de la galerie parisienne pendant la Paris Design Week. Cette visibilité inscrit la jeune création dans un lieu qui conserve et réédite des œuvres du studio. Elle rapproche ainsi deux temporalités : celle d’un ensemble de pièces et de documents constitués au fil des projets, et celle d’un diplômé dont le travail sera présenté dans cet environnement.

La Galerie Andrée Putman dessine ainsi un format où l’exposition sert à la fois la lecture d’un héritage et l’apparition d’une nouvelle pratique. Les objets iconiques, les archives et le prix ne se confondent pas, mais ils organisent ensemble une réflexion sur les continuités possibles entre transmission, édition et création émergente.

Photo à la une. Source: Pexels. Attribution: Vinícius Marçall. Licence: Pexels License.

Justine Hamel

À propos de la signature

Justine Hamel

Justine Hamel suit pour DB Design les axes « le design intérieur » et « graphique ». Ce périmètre s'inscrit dans la ligne du média, qui couvre le design intérieur, graphique, industriel et web, avec un intérêt éditorial particulier pour « industriel ». Ses articles privilégient une écriture factuelle qui distingue les annonces, les faits établis et l'analyse.